Accueil Date de création : 12/07/08 Dernière mise à jour : 17/10/11 19:22 / 21 articles publiés

Come to The Cabaret, et puis c'est tout !  (envie de sortir) posté le lundi 09 août 2010 18:32

 

Cet été, l'Espace Comedia nous offre du pur divertissement avec la pièce "The Cabaret". Venez donc vous laisser emporter par l'énergie de cinq comédiens prêts à vous époustoufler !

Dans ce Cabaret de quatre sous, un présentateur loufoque nous ballade de sketches en histoires, de tableaux en poésies, de rires en musique. Ainsi nous voyageons, ballottés entre les histoires désopilantes jamais dénuées d'une petite touche de poésie. Les textes sont de Jean Tardieu, interprétés avec brio, il faut le dire, par la troupe du Réactif-Théâtre. La musique faisant partie intégrante du spectacle, pas une seconde de répit ! Presque malgré nous, on est partis dans un monde fantastique et imaginaire, le rire aux lèvres, suspendus au débit incroyable des personnages. Quel bonheur ! 

Un musicien épatant nous accueille, puis ce sont les textes de Jean Tardieu qui prennent le relai par des poèmes ou des pièces courtes et réjouissantes comme "Un Mot pour un autre", "Finissez vos Phrases" de La Comédie du Langage, ou "Oswald et Zénaïde". Nous faisons ainsi connaissance d'une multitude de personnages tous plus virtuoses les uns que les autres :  Le musicien (Fleur Offwod), qui nous escorte tout le long de l'aventure au son de l'accordéon, du piano et de chansons, Pascal Castelletta (à la fois metteur en scène et comédien) qui excelle en Monsieur Loyal un peu fou capable de nous faire rire et pleurer, Eloïse Charretier, expressive à souhait, qui passe sans mal d'une bourgeoise coincée à une Zénaïde survoltée, Myriam Anbare qui nous subjugue en Mort extravagante et nous émeut en veuve timide, Vincent Marguet qui nous impressionne en amant détrompé, dresseur espagnol de lapin albinos ou imbécile de service et enfin Emmanuel Aubonnet, qui pose ses marques en homme pirate, servante ou mari déluré. Et même si parfois leur débit empêche de comprendre tous ces mots qui valdinguent, qu'importe ! Cette pièce est un tel divertissement que Tardieu doit en ce moment même se réjouir de là où il est. 

Un beau moment de joie à partager et à aller voir d'urgence !

 

The Cabaret à l'Espace Comedia
Du mercredi au samedi à 21h15 jusqu'au 28 août. Reprise en octobre.

6 impasse Lamier - Paris 20e - M. Philippe Auguste
www.la-comedia.com

thecabaret.reactif-theatre.fr

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Dites-leur que ce spectacle est beau !  (envie de sortir) posté le mardi 25 mai 2010 19:56

 

 

Après avoir été un coup de cœur public et médias au festival d'Avignon Off 2009, cette pièce s'installe au Lucernaire, à Paris.
La Compagnie Camerluches nous offre un récit plein de poésie et de tendresse sur le déracinement d'une famille, d'Alger à Creteil, à travers les yeux d'un petit garçon devenu grand.

"Chez les Chouraqui, on fête dans l’allégresse la naissance du petit Albert.
Autour du berceau, on écoute du jazz (Gaston, le père d’Albert, est tombé dedans quand il était petit), on admire les robes des demoiselles, on parle football et mariage, on goûte aux makrouds d’Aimée (la mère d’Albert), on attend le rabbin qui doit venir circoncire Albert…
La vie, quoi. La guerre vient de commencer. Une guerre qui ne dit pas encore son nom.
Sept années plus tard, les rêves seront balayés. Tout ce petit monde se verra contraint de s’inventer un avenir. Ailleurs."


Voici un petit bijou de théâtre mené par des personnages tout aussi attachants que loufoques. Un pièce à la fois tendre et comique !
Albert (Guillaume Lebon) vit mal l'enterrement de sa mère, Aimée (Isabelle Brochard) et dans ce moment de faiblesse oscille entre le père qu'il est devenu et le petit garçon qu'il était. Surgissent alors flash-backs où l'on retrouve une enfance empreinte de couleurs et de vitalité dans une Algérie ensoleillé et gaie. Mais rongée par une guerre, cette terre ne sera plus la même, et poussera la joyeuse tribu à se déraciner.

Jacques Hadjaje soulève dans sa pièce les notions si sensibles de transmission et d'exil. Poser les questions sans y répondre. Interpeller les esprits sur une histoire familiale dans laquelle la communauté pied-noirs est montrée du doigt. Voici une façon délicate de révéler un mal-être dans lequel il n'existe pas de pathos, pas d'apitoiement mais une tendresse presque nostalgique et une poésie subtile et lumineuse.

A voir, donc, "Dis-leur que la vérité est belle", conte d'aujourd'hui dans un rythme endiablé mené à la baguette par des comédiens rayonnants !

 

 

 

 

 

 Au Théâtre du Lucernaire
53 rue Notre Dame des Champs - 75 006 Paris - 01 45 44 57 34

Jusqu'au 3 juillet 2010 du mardi au samedi à 21h30, dimanche à 15h
Relâches 4, 20 et 27 juin

 Auteur : Jacques Hadjaje
Mise en scène : Jacques Hadjaje
Avec : Isabelle Brochard, Sébastien Desjours, Anne Didon, Anne Dolan, Guillaume Lebon, Delphine Lequenne, Laurent Morteau
Durée : 1h35

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Les Beaux Gosses : consternation...  (envie de sortir) posté le vendredi 21 mai 2010 09:41

 

 

 

 

J'étais jusque là passée à côté du phénomène "beaux gosses". Bien évidemment je n'ai pas pu contourner les affiche, les effusions, les prix, les critiques dithyrambiques, le remue-ménage, le succès en somme de ce teen-movie à la française. Mais par un hasard incompréhensible, je reculais le moment de voir ce film, alors que j'avais bien envie de découvrir un "film rare qui réconcilie divertissement et subtilité, gaieté et amertume, esprit potache et justesse de touche" (Le Monde). D'autant plus que je connais un des personnages.

Et bien depuis hier soir, c'est chose faite, et j'avoue être complètement consternée par la médiocrité de ce film et de ce qui y est dépeint. Il s'agit là d'une caricature complètement glauque d'un monde de puceaux victimisés dans un collège sans aucune gaité ni rêve. Avec tout d'un coup une fille "populaire" qui sort avec Hervé, le moche de l'affiche, sans explication aucune. Chose qui, dans la vraie vie, n'existe pas vraiment... D'ailleurs, tout est tellement faussement vrai dans ce film ! Pas de problématique réelle, pas vraiment de scénario, un quotidien mis en valeur par un gris-gris d'une bassesse invivable, sans gaité ni piquant, des personnages crades - la mère excessive comprise - , sans mentionner la merde qui tombe du ciel, pour faire dans le subtil.

Mais personne ne se souvient de ce que c'est que d'être adolescent ? Certes, l'acné, un goût vestimentaire douteux, une hygiène pas toujours régulière, l'obsession du sexe... Mais que d'émotions ! Chaque petit évènement prend une proportion folle, tout est vécu à 200 %, y compris les maux du quotidien, l'ennui, les parents, le mal-être...
Dans ce film, il n'y a pas de rêve, donc pas d'identification possible, donc pour ma part pas de divertissement. Mais si les puceaux au cerveau largement diminué font s'évader les esprit de la nouvelle génération, dans ce cas je m'en réfère aux films américains, champions toutes catégories des teen-movies. Au moins, il y a des rebondissements, et ce n'est jamais répugnant (le  gros plan sur une fille qui lèche les boutons d'acné  de son petit copain en plein roulage de pelle, c'était pas très utile à mon avis).

Je conseille donc vivement ce film à ceux qui ont envie de voir la médiocrité de deux adolescents en pleine puberté, dont, finalement, le problème est de trouver une revue plus cochonne que "La Redoute" pour se masturber.

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Spamalot, thanks a lot !  (envie de sortir) posté le lundi 22 février 2010 23:28

 

 

"A l'époque des croisades, le roi Arthur et les chevaliers de la Table ronde partent à la recherche du Graal, réceptacle sacré du sang du Christ, en chevauchant de bien étranges montures. Mais ils vont se retrouver dans un monde totalement insensé !
Adaptée du film culte « Sacré Graal » (1974) des Monty Python's, la pièce a été créée aux Etats-Unis en 2005 et s’est jouée à Londres pendant plus de 2 ans. Spamalot a été nommé 14 fois aux Tony Awards 2004-2005 et en a remporté trois, dont celui du Meilleur Musical."

 

Soyons clairs, un seul mot d'ordre : Courrez-y !!! Du début à la fin, c'est débile, pataud, on ricane, rigole, pouffe, explose de rire, et c'est du bonheur à tartiner. Parce que zut, ça fait du bien de se marrer un bon coup pendant une heure et demie -avec un entracte- dans une salle plutôt confortable !
Cette comédie musicale arrive en France pour la première fois grâce à Pierre-François Martin-Laval dit Pef ("Les Robins des Bois") qui en a fait la réadaptation puis la mise en scène. Pari un peu fou mais osé, et personne ne s'en plaindra croyez-moi !

Pour ceux qui aiment les Monty Python, vous ne serez pas déçus de voir que les sketches ont été repris, réécris et réadaptés à notre époque et au public français sans perdre de leur... subtilité ?
Quand à ceux qui découvrent cet humour, sachez, brave gens, qu'il n'y a aucunement besoin d'avoir vu "The Holy Grail" pour apprécier cet humour si simple et, finalement, si efficace.

A souligner également, la prestation haute en couleur de Gaëlle Pinhero en Dame du Lac déjantée, inventée pour l'occasion, qui ne vous laissera pas de marbre avec ses innombrables atouts !

Après, bien évidemment, ne vous attendez pas à voir un chef d'œuvre de la comédie musicale, les musiques sont quelque peu surfaites (c'est quand même Mathieu Gonet, ex prof de la Star Ac' qui s'est collé à la direction musicale, ce qui donne un petit côté TF1 délicieusement mauvais), les chorégraphies sont simplistes au possible, -il fallait bien réussir à faire danser Pef- (Stéphane Jarny s'est attelé à la mission de chorégraphe après s'être illustré à la Nouvelle Star, signature M6 grotesque et joviale pour le tableau), sans parler du décor qui réussit en un regard à nous plonger dans l'ambiance !
Ce que j'ai aimé, c'est justement qu'ils tournent en dérision ce que je viens d'énoncer, et ça, c'est fort. Du coup je ne peux même plus critiquer. Enfin, sauf si je m'intéresse à la dimension intellectuelle... inexistante. Et il n'y a pas à dire, ça fait du bien !


Jusqu'au 15 avril 2010
Au Théâtre Comedia
4 bd de Strasbourg 75 010 Paris
01 42 38 22 22
Du lundi au vendredi 20h30
samedi 17h et 21h - dimanche 17h

Et pour les bons plans : www.billetreduc.com !

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"Le Concert" de Radu Mihaileanu, vive les russkov !  (envie de sortir) posté le dimanche 29 novembre 2009 22:56

 

Ah, mais il faut y aller ! Pour une fois qu'on est plongés dans du folklore russe bercé de rêves dans un rythme effréné, qu'on rit, qu'on a peur, qu'on danse sur nos sièges, qu'on savoure chaque cascade, qu'on se laisse complètement prendre dans le tourbillon du protagoniste,  qu'on se surprend à être empathique ou  même dubitatif quand au talent de Mélanie Laurent (oui, désolée, jamais pu la piffrer celle-là avec son air suffisant qui ne tient même pas son archet droit). Mais bon, c'est pas grave, Tchaïkovski est là pour nous consoler.

Parfois quelques longueurs se font sentir, tout de même. Et pour souligner un autre défaut, à partir du moment où l'action se déroule à Paris, les traits sont accentués et les russes deviennent pathétique, lourdeaux, et ça fait trainer l'action. On croirait presque à un double film, c'est un peu dommage. Mais bon, on s'en fiche, ballottés entre deux identités, deux musiques, une rencontre orchestrée on-ne-sait-pas-très-bien-pourquoi, on n'a pas le temps de s'ennuyer.

Et même si ces histoires de juifs, de guerre et de gnagnagna on en a plus qu'assez, tout est tellement servi en, pour et par la musique que je me dit que c'est pas si grave, que tout ça c'était juste un pretexte. Et heureusement, ils n'en font pas des caisses !

En fait ce film a le côté agréable de l'âme russe,  c'est-à-dire le côté humain poussé à l'extrême, la complexité des choix, les sentiments exacerbés... Tout cela mené à bien grâce à la performance, il faut le dire, d'Alexeï Guskov, notre chef d'orchestre - homme de ménage rongé par son passé. Ce film est également un très bel hommage à Tchaïkovski à travers son Concerto pour Violon, accompagné par un espèce de tourbillon folklorique permanent. Vodka !

 

 

 

 

De Radu Mihaileanu
Avec Alexeï Guskov, Dimitri Nazarov, Melanie Laurent, Miou Miou, Valery Barinov, François Berleand
www.leconcert-lefilm.com

 

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